mardi 9 octobre 2018

Chronique roman jeunesse : Petit-Pierre et la gargouille de Nathalie Bagadey. Illustré par Camille Loiselet. (Nats Éditions)


C'est avec plaisir que nous chroniquons ce roman jeunesse, dont l'auteure est une amie, enseignante elle aussi.
Résumé de l’éditeur
Lorsque Petit-Pierre emménage à Livron-sur-Drôme, il n’est pas franchement emballé de se retrouver dans une si petite ville. À vrai dire, il est même malade, et sa forte fièvre ne lui laisse qu’un vague souvenir de cartons, voyage, gargouille, chambre... Attendez, « gargouille » ???
Eh oui, sa nouvelle vie sur Livron lui réserve plein de surprises, de nouvelles amitiés et d’aventures...
Bienvenue au Club des Gargouilles !



Notre chronique

Petit-Pierre et la Gargouille, roman jeunesse de Nathalie Bagadey, illustré par Camille Loiselet, sort le 8 octobre et je vous le recommande vivement si vous souhaitez faire le bonheur de vos enfants !
Ce roman se lit d’une traite. Les personnages principaux (Petit-Pierre, la gargouille, Thomas, Lola et Djalil) sont tous très attachants et bien définis. Leurs qualités et leurs défauts les rendent humains et proches des jeunes lecteurs qui pourront s’identifier à Petit-Pierre, le héros, qui doit quitter ses amis lorsque ses parents déménagent pour Livron-sur-Drôme, à Thomas, drôle et généreux, ami rêvé, Lola, intelligente et humble, Djalil, sarcastique au grand cœur.
Les thématiques de l’amitié, de la maladie, du handicap, de l’entraide et du rêve sont traités avec simplicité et une grande humanité. Cet ouvrage, très bien illustré, fait réfléchir sur la vie, ses aléas et les obligations auxquelles nous sommes tous confrontés, quel que soit notre âge et notre maturité, et nous montre que malgré tout l’amitié prend le dessus et que si l’on sait s’adapter tout finit par s’arranger !
Une bien belle histoire qui fera rêver les enfants et… leurs parents !

Nathalie Bagadey



Professeure agrégée d’anglais et lectrice assidue des littératures de l’imaginaire, Nathalie Bagadey aime associer les voyages et le merveilleux dans ses récits : «Éclosia ou l’Écosse des légendes» (2014), «Kassandra et la Grèce des légendes» (2015) ou «Villes de légendes» (2016) lui ont ainsi assuré un lectorat fidèle et enthousiaste. Après avoir enchaîné en septembre 2017 et 2018 avec une série d’epic fantasy : «Une autre vie à Citara», elle nous revient aujourd’hui avec son premier roman jeunesse, qui se déroule dans sa ville d’adoption, Livron-sur-Drôme. Une manière de remercier celle-ci pour toute l’inspiration qu’elle lui procure au quotidien.

Interview de Nathalie

Quand as-tu commencé à écrire ?
J’ai toujours écrit : des bouts d’histoire, des poèmes, des lettres. Et puis, à mon arrivée à Livron-sur-Drôme, pendant l’année de transition où j’ai attendu un poste, je m’y suis vraiment mise. J’ai commencé à rédiger une histoire de fantasy qui n’a été publiée que 7 années plus tard (« Une autre vie à Citara ») tout en répondant à des appels à texte sur des nouvelles. 2012 fut pour moi une année charnière : celle de ma première publication. Je publie 1 à 2 livres par an depuis.

Quelles sont tes principales influences ?
Tout ce qui a trait au merveilleux, au courage, au positivisme. Ce sont les thématiques principales qui figurent dans mes histoires.
Comme le dit Randy Ingermanson, un auteur qui donne des conseils d’écriture, le plus important pour moi dans un livre est qu’il donne des PEE : des puissantes expériences émotionnelles. Que ce soit de peur, de colère, d’amour ou de joie, une bonne histoire doit faire vibrer le lecteur. J’essaie d’appliquer ce principe, en tout cas. ;)

Une lecture fondatrice ?
Plusieurs : la série des « Harry Potter » de J.K. Rowling pour l’univers et l’intrigue, le cycle de « l’épée de vérité » de Terry Goodkind pour le suspense, la saga « Angélique, marquise des Anges » pour l’amour.

Comment gères-tu tes deux professions, l’enseignement et l’écriture ?
Euh, mes 4 professions, plutôt… En effet, je suis professeur d’anglais à mi-temps, mais aussi autrice (j’ai rédigé un article pour défendre ce vocable ici : https://nathaliebagadey.fr/index.php/2018/01/18/pourquoi-je-dis-autrice-et-pourquoi-je-vous-encourage-a-utiliser-egalement-ce-terme/ ), accompagnatrice de voyages pour l’association Arts et Vie, et depuis peu conférencière, membre de l’AFCP.
Alors à vrai dire, c’est difficile, il y a des périodes où je dois privilégier une activité au détriment des autres, mais j’ai la chance d’enseigner à mi-temps et de pouvoir compter sur mon « bullet journal ». Je parle de cet outil sur mon blog, pour ceux qui ne le connaîtraient pas.

As-tu des petites manies d’écrivain ?
Une surtout : je me fais toujours un bon thé, bien chaud, j’en bois deux gorgées… pour l’oublier complètement ensuite et le finir, tout froid, plusieurs heures plus tard.

Des parties de ce roman sont-elles autobiographiques, inspirées par tes propres enfants ?
Il y a toujours des parties autobiographiques dans mes histoires, mais ce sont plus des impressions, des ressentis que des souvenirs. Par contre, je peux dire qu’il y a bien un « Petit-Pierre » dans mon entourage… mais pas de gargouille, snif.

Un mot de la fin ?
J’espère que de nombreux enfants (et leurs parents) auront envie de découvrir Livron-sur-Drôme, grâce à mon histoire. C’est une chouette ville et je suis très heureuse d’y avoir trouvé ma place. Comme Grigri.


Comment la contacter ?

Camille Loiselet


Camille Loiselet est une illustratrice Drômoise. Après s'être consacrée à des études d'art à l'école des Beaux arts de Dijon, suivi des cours de peinture murale à Poitiers, ainsi que de création de décors de théâtre à Nantes, c'est en arrivant à Livron/drôme qu’elle se tourne vers l'univers de la jeunesse. Elle illustre des albums pour les éditions jeunesses, mais aussi les livres/disques de Sophie Forte, des manuels scolaires ou encore des histoires sur Youtube racontées par Henri Dès.
« Petit-Pierre et la gargouille » est son premier roman jeunesse illustré.

Interview


Quand avez-vous commencé à dessiner et à illustrer des romans jeunesse ?
C'est la toute première fois que l'illustre un roman jeunesse. Habituellement je dessine des albums jeunesses, pour un public plus jeune où le dessin est omniprésent.
Pour «Petit Pierre et la gargouille » il a fallu sélectionner des moments forts de l'histoire. Et ça n'a pas été simple tant il y en a !
Quelles sont vos principales influences ?
Forcément les lectures de mon enfance avec les albums d’Alain Gré, Tomi Ungerer, Gyo Fujikawa, Quentin Blake, Sempé, Sasek, les Tomtom et Nana, les aventures de Philemon de Fred, les affichistes Savignac, Morvan et j'en passe des milliers.

Une lecture fondatrice ?
Pas une lecture mais un dessin animé « la linea » qui m'a toujours émerveillé. La page blanche du début puis la ligne qui s'anime. On peut raconter tant de chose avec un seul trait de crayon. Je ne m'en lasserai jamais.

Avez-vous une autre activité professionnelle et dans ce cas comment gérez-vous vos deux professions ?
Non je n'ai pas d'autre métier. Je ne sais rien faire d'autre que dessiner de toute façon !

Auriez-vous la gentillesse de faire un petit dessin pour la chronique ?

Un mot de la fin ?
J'espère  que « Petit-Pierre et la gargouille » plaira aux enfants comme aux grands enfants!  A vous de jouer maintenant !

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