Résumé de l'éditeur
Un témoignage rare, lucide et profondément humain sur l’une des pages les plus sombres de l’Histoire.
En 1941, Benjamin Jacobs est encore étudiant en médecine dentaire quand il est déporté avec son père. Transporté dans plusieurs camps avant de terminer à Auschwitz, il ne doit sa survie qu’à sa trousse de dentiste. Dans l’univers concentrationnaire où la valeur d’un homme se mesure à son utilité, soigner devient pour lui un moyen de survivre. Affecté dans les infirmeries des camps de concentration, il a pour mission de s’occuper des détenus malades. À Auschwitz, il exerce au Krankenbau, le lieu que fréquente également le médecin nazi Josef Mengele. Chaque jour, il lutte pour préserver ce qu’il lui reste d’humanité dans un système conçu pour la détruire.
Son récit bouleversant raconte la faim, la peur et la mort mais aussi les gestes de solidarité et les instants de courage.
Notre chronique
Il existe de nombreux témoignages sur la Shoah, et chacun partage avec nous une voix, une expérience que les autres récits ne peuvent remplacer. Le Dentiste d’Auschwitz est celui de Benjamin Jacobs, étudiant en médecine dentaire lorsqu’il est déporté en 1941 avec son père.
Son parcours le conduit de camp en camp, jusqu’à Auschwitz, où ses compétences de dentiste sont paradoxalement sa principale chance de survie. Dans un univers où « la valeur d’un homme se mesure à son utilité », soigner ne relève plus seulement de la profession : c’est une manière de rester en vie. Affecté aux infirmeries, il est confronté quotidiennement à la maladie, à la faim, à la peur et à la mort, mais aussi aux gestes de solidarité qui subsistent malgré tout.
Benjamin Jacobs raconte ce qu’il a vécu, et cette position donne toute sa force à son témoignage. Le titre lui-même résume l’ambivalence de son destin : « Pour survivre, j’ai servi la mort ».
J’ai été particulièrement sensible à la tension entre la nécessité de survivre et la volonté de préserver une part de son humanité.
L’écoute de la version audio, portée par la superbe narration de Frédéric Kneip et accompagnée d’une musique de Benoît Chéritel, ajoute une dimension particulière à ce témoignage.
Un récit difficile, nécessaire, qui rappelle que transmettre, c’est aussi donner une voix à ceux dont l’histoire ne doit jamais être oubliée.
Pour aller plus loin
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Gabriel et Marie-Hélène.