mardi 5 décembre 2017

Pour la sortie en version brochée de "La musique adoucit les mœurs" -- Chronique de Sylvie Guérin


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Dans "la musique adoucit les mœurs", il y a "musique".
Ça, on voit bien, mélomanes, musiciens, groupes, choristes, professionnels ou amateurs, tous passionnés, tissent la partition cohérente de cet... ensemble... savamment... orchestré...

Il y a "mœurs". Là encore, on suit, car les auteurs nous installent dans des univers qu'ils nous rendent familiers, rassurants dans leur routine parfaitement décrite et quasi-documentaire. De ces milieux prévisibles et tranquilles, quel mal pourrait surgir ?

Pourtant une menace délicate, presque impalpable, s'insinue et instille la possibilité d'un dérapage. Comme la montée en puissance des graves, comme un discret changement de tonalité, comme un violon qui joue faux, imperceptiblement. La dissonance est infime et nous inquiète à peine...

Mais le venin s'est faufilé, insidieusement. Une nouvelle, dit-on, vaut par sa chute ; celles de cet ouvrage, subtiles, choquantes et inattendues fracassent comme un coup de cymbale l'adage dont il est question. Et inversent les propositions d'une publicité célèbre avec l'irruption de la brutalité dans un monde feutré...

Danger, solitude, désespoir, trafics, violence, jalousie, assassinat, crime...

C'est "adoucit" que vous ne comprenez pas?

Sylvie Guérin.


Après Khâgne et Hypokhâgne à Fénelon et une maîtrise mention très bien, Sylvie Guérin obtient le CAPES et devient professeur puis documentaliste.
Grande dévoreuse de livres, elle pratique également le chant choral et le chant jazz.

Sylvie a été la première lectrice et relectrice de ce recueil.