05 août 2026

Interview de l'auteur de : Petit traité d’hygiène mentale.

Merci infiniment de nous avoir accordé cette interview !

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire un ouvrage consacré à l’hygiène mentale et au fonctionnement du cerveau ?

J’ai toujours été passionné par l’humain et lors de l’épidémie de COVID, alors que nous étions tous confinés et désœuvrés, je me suis lancé dans la lecture d’ouvrages sur le fonctionnement de notre cerveau. Émotions, souvenirs, biais cognitifs, schémas mentaux, pensées automatiques, quête de sens... J’ai plongé dans un monde dont je ne soupçonnais pas l’existence. J’ai découvert, au fil de mes lectures, des choses extraordinaires et passionnantes sur un organe auquel je ne m’étais jamais vraiment intéressé. Après avoir passé des mois à noircir des centaines de pages de notes, j’ai eu envie de partager toute cette matière et de faire découvrir ce que j’avais appris. C’est, dans ce contexte un peu inattendu, qu’est née l’idée de ce livre. 

Comment avez-vous travaillé la vulgarisation scientifique afin de rendre des notions complexes accessibles au plus grand nombre ?

Mon objectif était clair dès le début de l’écriture : je tenais absolument à faire appel à l’intelligence du lecteur. Je tenais à ce qu’il comprenne le fonctionnement de son cerveau pour qu’il en tire des leçons et adapte ses comportements. Beaucoup de livres de développement personnel regorgent de conseils et parfois même d’injonctions sans que l'on en comprenne les raisons, les fondements. Je trouve ça dommage, car on est moins efficace quand on ne comprend pas le sens de ce que l’on fait. À partir de là, je me suis attaché à rendre les choses aussi simples et compréhensibles que possible, dans un seul but : faire en sorte que le lecteur n’ait jamais à relire la même phrase deux fois. J’avoue que j’ai dû m’y reprendre à plusieurs reprises. Après la phase de recherche, c’est ce qui m’a pris le plus de temps.

Plusieurs passages insistent sur les biais cognitifs et les automatismes mentaux. Pourquoi ce sujet vous semble-t-il particulièrement important aujourd’hui ?

Les biais cognitifs ne sont pas nouveaux, mais dans cette période où l’instantanéité est reine, où tout va très vite et s’accélère, je pense qu’il est indispensable que chacun les connaisse pour mieux les déjouer. C’est particulièrement vrai lorsque nous devons prendre des décisions importantes dans notre vie personnelle, familiale ou professionnelle. Nous avons tous une confiance aveugle dans notre cerveau, pourtant il est capable de nous berner. Mieux vaut le savoir. C’est d’autant plus important que certains petits malins connaissent ses faiblesses et peuvent être tentés de les exploiter à nos dépens !

Vous proposez des chapitres courts accompagnés de récapitulatifs. Était-ce une manière de mettre en pratique les principes d’apprentissage évoqués dans le livre ?

Totalement ! Je me suis occupé pendant quelques années de formation et j’y ai appris l’importance en pédagogie de proposer des séquences courtes avec de petits résumés pour ancrer les apprentissages. J’ai appliqué, dans le livre, les recettes que je préconise pour apprendre efficacement et je crois que ça a fonctionné : beaucoup de lecteurs m’ont dit avoir apprécié cette structure ! C’est l’un des commentaires qui revient le plus souvent. Les « Récap' » en fin de chapitre ont beaucoup de succès !

Quels auteurs, chercheurs et penseurs ont particulièrement nourri votre réflexion ?

J’ai une admiration sans limites pour le médecin psychiatre Suisse Carl Gustav Jung qui m’a souvent inspiré. Je cite aussi souvent les philosophes grecs et romains de l’école stoïcienne qui avaient compris beaucoup de choses sur le fonctionnement de notre cerveau bien avant l’apparition des neurosciences. 

Le livre adopte un ton bienveillant et parfois humoristique. Était-ce essentiel pour vous dans ce type d’essai ?

J’avais envie d’écrire un livre sérieux, mais qui ne se prend pas au sérieux. Un livre sur le cerveau, mais sans prise de tête ! Je dois reconnaître que, parmi tous les livres que j’avais lus, beaucoup étaient très intéressants, mais parfois un peu rébarbatifs. Je voulais à tout prix éviter cet écueil. Je n’avais qu’une idée en tête : ne jamais lâcher mon lecteur... et, l’humour, ça aide !

Avez-vous été surpris par les retours des lecteurs depuis la parution du livre ?

Les premiers retours (et je ne parle pas de ma famille !) étaient incroyablement positifs et surtout ils saluaient ce à quoi j’avais attaché de l’importance : un livre plein d’enseignements, mais facile à lire.  

Si les lecteurs devaient retenir une seule idée de ce Petit traité d’hygiène mentale, laquelle serait-ce ?

C’est la seule question à laquelle je ne répondrai pas ! À chaque lecteur de butiner et de retenir l’idée ou les idées qui feront sens pour lui. C’est ce qu’il y a de magique dans l’écriture 

Le mot de la fin ?

Le mot de la fin est pour vous, Marie-Hélène ! Un grand merci de me donner l’occasion de ce partage et de ce dialogue. Pour le nouvel auteur que je suis, c’est une merveilleuse opportunité que vous m’offrez !

Avec un immense plaisir ! 


Pour aller plus loin

Notre chronique.