jeudi 14 novembre 2019

Chronique : Oser s'accomplir de Marie-Pierre Dillenseger (Mama Editions)

Résumé
Une approche intemporelle et singulière pour atteindre son plein potentiel.
Savoir être soi au cœur d’un monde de plus en plus pressant est essentiel pour conserver son énergie. Ce livre présente douze clés issues de la pensée chinoise pour y parvenir en identifiant les pièges qui nous éloignent de nous-même, de façon à retrouver notre chemin personnel. Combinant sagesse taoïste et pragmatisme contemporain, l’autrice identifie avec finesse les postures et les croyances qui brouillent les pistes, échauffent l’esprit et fragilisent le corps. Chacun des douze chapitres opère comme un antidote adapté à une situation particulière d’inconfort ou de questionnement, et propose des solutions concrètes et des actions salvatrices. Cet ouvrage restaure la conscience de notre individualité, condition de la vitalité et de la longévité.

L'auteure



Écrivaine et conférencière, Marie-Pierre Dillenseger est praticienne des arts chinois consacrés aux forces spatiales et temporelles (Feng Shui, Yi Jing, Énergétique, Art de la guerre, Astrologie...). Elle a développé une approche fondée sur l’économie des énergies individuelles et le renforcement de la vitalité des personnes, des projets et des entreprises qu’elle accompagne. Ces outils font merveille aussi bien dans des situations quotidiennes que pour l’aide à la procréation ou la clarification de liens karmiques et ancestraux.


Ils recommandent !
"L’autrice décode le Temps et l’Espace ; elle propose un outil aussi pratique que précieux pour mieux comprendre et composer avec les énergies qui nous animent." — Stéphane Allix
"Cette pratique s’adosse à un art plusieurs fois millénaire et offre chaque jour plus de chances à de futurs parents." — Dr Didier Delafontaine

Notre chronique



Un titre fort pour un ouvrage qui se lit comme une évidence. Un livre simple, mais très pertinent et profond, un livre qui permet de remettre beaucoup de choses en perspective et d’avancer vers l’accomplissement de soi, de façon éclairée et complète.
De nombreuses références bibliographiques, des exemples parlants tirés de l’expérience de l’autrice, des chapitres clairs et bien construits, conclus par des exercices simples à mettre en place à son rythme, petit à petit.
Un livre que l’on ne peut poser une fois ouvert, qui nous parle et nous fait du bien. What else?

Interview
Quelle lectrice êtes-vous ?
Fidèle. Quand un auteur me touche, je lis tous ses livres. Et je dévore les bibliographies qui sont pour moi des mines d’or en perspective. Je lis souvent d’une traite. Les mots sont des amis et leur présence est palpable.

Quand avez-vous commencé à écrire ?
À dix ans, en été, ma mère m’a suggéré d’écrire une histoire par jour et de l’illustrer. Je me suis prise au jeu sur des cahiers faits maison. Je me réveillais chaque matin curieuse et en alerte du sujet du jour. J’ai gardé ces textes et ce sont de merveilleux souvenirs.

Quel retour de lecteur/lectrice vous a le plus émue ?
Chaque retour compte, car il valide l’effort et le temps consacrés à l’écriture. Je suis particulièrement émue quand je sais que le livre voyage avec son lecteur. J’ai reçu des photos du livre en vadrouille en Antarctique, en Himalaya et sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Une personne m’a dit que sans l’exercice que je donne pour se séparer d’un tableau, elle n’aurait jamais eu le courage de vendre la maison de famille.

Quand écrivez-vous ? Avez-vous un rituel d’écriture ?
Je dirais rythme plus que rituel comme lorsqu’il est possible de consacrer plusieurs jours d'affilée à l'écriture. Je me retrouve alors comme l'athlète bien échauffé qui court sans obstacle. Écrire et voir la lumière du jour sur la table de travail changer au fil des heures est magique. Ma concentration est maximale quand mes chats sont présents, l’un à mes pieds, l’autre sur le coin de table.


Quel a été votre plus grand bonheur littéraire ?
Rencontrer Julien Gracq suite à l’envoi d’un mémoire sur Le Rivage des Syrtes. Il m’a écrit et nous nous sommes vus, lui qui était si discret. Sa validation de mon angle de lecture m’a transportée, car contrairement à la critique, j’affirmais que son usage des italiques était au service de la respiration du lecteur et non pas une invitation à surinterpréter. J'étais déjà attentive à ce qui nourrit la vie plus que la tête.

Quand et pourquoi avez-vous décidé d’écrire Oser s’accomplir ?
J'étais lourde de ce texte depuis longtemps. Je voulais à la fois accompagner les personnes que j’ai en consultation entre les rendez-vous et permettre à un maximum de lecteurs d’avancer, en mode autonome, dans leur propre chemin d’accomplissement. Il y a avait la double conscience d’une urgence et d’une limite à être agissante pour ceux que je ne pourrai jamais rencontrer en personne.

Comment jonglez-vous entre l’écriture et votre métier ?
Vous semblez comprendre le défi que cela représente ! Pour le premier livre, je m’y mettais tous les soirs après les consultations de la journée et 45 minutes de piscine et les week-ends. Pour le second, j’ai été raisonnable et bloqué des semaines off sur le planning. Mes clients ont été formidables de compréhension et de patience.

Êtes-vous en train d’écrire un nouvel ouvrage ?
Officiellement non, mais le sujet du suivant s’est imposé à moi dès que j’ai remis le manuscrit d’Oser s’accomplir. J’ai de nouveau un petit carnet dans mon sac qui me permet de noter ce qui doit l'être quand les mots surgissent.

Le mot de la fin ?
C’est plutôt une anecdote sur le début ! quand j’ai osé m’atteler au précédent, je n’arrivais pas à écrire. Jusqu'à ce que je pense à m’y mettre en anglais. Et tout est devenu fluide. Sauf que mon contrat était pour un ouvrage en français. Quatre mois avant la date de remise du texte, j’avais un livre en anglais qu’il fallait entièrement traduire en français ! Un marathon. Le passage à une autre langue a été libérateur. Oser s’accomplir a été écrit directement en français.

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