jeudi 17 octobre 2019

Chronique jeunesse : Disparitions d'Yvonne Andurand (Éditions Nouvelle Bibliothèque).

Quatrième de couverture
Tom, 13 ans, et sa petite sœur Sarah arrivent de Paris alors que l’année solaire est déjà commencée. Orphelins, ils n’ont qu’une tante à Nantes qui n’est pas enchantée de les accueillir. Dans cette ville, ils ne connaissent personne.

Mais un soir la tante de Tom disparaît mystérieusement. La police tente en vain de percer cette énigme. Puis d’autres disparitions tout aussi incompréhensibles vont venir bouleverser la nouvelle vie des collégiens. Heureusement d’autres élèves de St Stan vont leur venir en aide pour mener une enquête. La bande des six collégiens va vivre des aventures étonnantes.

Extrait du chapitre 6
Lisa aperçoit Tom dans la cour de récréation, seul. Il ne semble pas la voir tandis qu’elle s’approche pour le saluer. 
— Ça ne va pas ?
— Tante Bertha a été kidnappée !
— Quoi ???
— Hier soir... quelques heures après ton départ. Elle était sortie se promener comme tous les jours. Mais cette fois, elle n’est pas revenue de sa promenade quotidienne.
— Tu as appelé la police ?
— La police ne l’a pas retrouvée. C’est incompréhensible !
— Mais...mais qu’est-ce que vous allez faire ?
— On ne sait pas. Hier on a dormi à la Jonelière. Les policiers nous ont dit que l’on n’aura pas le droit de rester seuls à la maison une nuit de plus.
— Vous irez où ? commence à paniquer Lisa.
— Je n’en sais rien. Peut-être à l’ASE, dans une famille d’accueil ou un foyer, marmonne le garçon dont la voix se brise.
— Non, ce n’est pas possible ! hurle Lisa, on va trouver une solution.
— J’espère qu’ils vont retrouver Tante Bertha avant ce soir, sinon... on n’a qu’elle comme famille.

Notre chronique
Un ouvrage jeunesse que l’on n’arrive pas à poser et que j’ai lu d’une traite !
Des personnages attachants (enfin… presque tous !), développés, qui surmontent des épreuves terribles, mais qui se reconstruisent, en grande partie grâce à de nouveaux amis. De nombreuses aventures et des rebondissements à la pelle ! Une lecture très agréable et sympathique !
En outre, un texte écrit en collaboration avec des collégiens de St Stanislas, à Nantes, qui constitue un très beau projet et un bel hommage à la ville de Nantes. 

À mettre entre les mains des jeunes amoureux de romans policiers et des moins jeunes !

L'auteure




Yvonne Andurand est psychologue et fondatrice d’un centre pour enfants à haut potentiel. Elle a mis en place un projet « Suivre le parcours d’un livre pendant un an ». De ce projet est né Disparitions, un roman d’aventures policières. Les enfants et adolescents ont posté sur le blog de l’auteure des idées de personnages : Tom, Lisa, Sarah, Alexandre, Louise, Liam, Arthur, Hortense. Et des idées de lieux : l’île de Nantes, les machines de l’île, le CDI de leur collège…
La romancière a animé les personnages et construit l’histoire en fonction des propositions des élèves.

Auteure et collégiens se sont rencontrés de temps en temps… au CDI

Interview
Quelle lectrice es-tu ?
Je suis une dévoreuse de livres. Je lis de tout : romans policiers, romans historiques, biographies et autobiographies, romans d’apprentissage.

Quelles sont tes principales influences ?
Difficile à dire, car j’écris des livres variés : un témoignage, des nouvelles, des livres pour adolescents…

Quand as-tu commencé à écrire ?
J’ai commencé tard, il y a 4 ans. Avant j’avais déjà écrit un peu, mais je ne suis pas allée jusqu’à la publication. Les maisons d’édition ont refusé les manuscrits envoyés sans aucune chance de retravailler les textes. Et, par fierté, je ne voulais pas publier à compte d’auteur.

Quel retour de lecteur t’a le plus émue ?
En fait de nombreux retours de lecture m’ont émue. Si je dois en choisir un, je pencherais pour celui de mon ancien professeur de fac de mes premières études supérieures, dans les années 80. C’est aussi un ami, et son avis sur ce que j’écris compte beaucoup pour moi. 

Quand écris-tu ? As-tu un rituel d’écriture ? De petites manies d’auteure ?
J’écris de préférence le matin, dès que c’est possible. Je n’ai pas à proprement parler de rituel. Plutôt une façon de me mettre au travail. J’écris au kilomètre, des pages et des pages, comme ça vient, sans me censurer. Ensuite, je réécris chaque chapitre en « dégraissant ». Puis j’effectue de nombreuses relectures où j’allège au maximum. Je retravaille le style afin d’obtenir un texte fluide dans lequel le lecteur n’aura pas à relire la phrase pour comprendre. Pour moi, l’objectif à atteindre est que le livre soit facile à lire tout en restant bien écrit.

Quel a été ton plus grand bonheur littéraire ?
Quand les éditions Nouvelle Bibliothèque se sont intéressées à un nouveau projet que je venais de mettre en place : le projet « My book » d’où est issu le roman Disparitions.
Je n’ai pas eu à chercher longtemps une maison. L’éditrice de la collection jeunesse y a vu tout de suite un projet innovant, qui, loin de l’effrayer, l’a enthousiasmée. Elle a accéléré les temps de lecture des comités afin de respecter les temps du projet « My Book » avec mes petits collaborateurs. C’est génial de tomber sur une jeune maison d’édition dynamique, prête à prendre des risques avec des auteurs inconnus.

Es-tu en train d’écrire un nouveau roman ?
Non, en ce moment je préfère m’occuper à la promotion de Disparitions qui va me prendre du temps. Par ailleurs, j’ai un projet professionnel qui, si tout se passe bien, verra le jour en novembre ou en décembre prochain. Comme tu le sais toi-même puisque tu es aussi auteure, si on s’engage à faire des œuvres de qualité l’écriture est chronophage. Pour moi, le style, même si j’ai opté pour un style simple, n’en reste pas moins primordial.

Le mot de la fin ?
Cette aventure du projet « My Book » avec des collégiens se termine comme il a commencé : « un truc de fous », une aventure incroyable. J’ai pu compter sur les doigts d’une seule main les gens qui ont compris et cru en mon projet, breveté à l’INPI. Comme j’en ai l’habitude, je me suis jetée dans ce projet la tête la première, sûre que c’était une idée intéressante. Sauf que tout le monde me parlait d’ateliers d’écriture, ce qui n’avait rien à voir. Les quelques éditeurs que j’ai contactés m’ont conseillé de faire des tirages chez un imprimeur, juste pour les élèves du projet. Ils n’ont rien compris. C’est un roman qui était destiné à être lu par d’autres jeunes lecteurs.           
La vérité c’est que je ne savais pas que c’était impossible, alors j’ai foncé et j’y ai cru.
Le mot de la fin ?  Tout est bien qui finit bien. « My Book » a commencé avec les ados en octobre 2018 et se termine par la publication de Disparitions en octobre 2019.

Merci  chère Yvonne ! 


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