vendredi 7 juin 2019

Chronique littéraire : Cachemire rouge de Christiana Moreau (Editions Préludes) – sorti le 24 avril 2019.

Résumé
Trois destins liés par un fil rouge, celui d’un précieux cachemire tissé de manière ancestrale. Toscane. Alessandra est fière de la qualité des pulls et étoffes qu’elle vend dans sa boutique de Florence. Une fois par an, elle va s’approvisionner en Asie. Jusqu’à ce coup de foudre pour le cachemire rouge filé par une jeune fille, Bolormaa. Dans les steppes de Mongolie, celle-ci mène une existence nomade avec sa famille, en communion avec la nature. Mais, lorsqu’un hiver glacial décime leur troupeau de chèvres, elle doit quitter ses montagnes pour travailler à l’usine en Chine. C’est là qu’elle rencontre XiaoLi. Bientôt, dans l’espoir de se construire un avenir meilleur, les deux amies font le choix du départ. De l’Asie à l’Europe, du Transsibérien jusqu’en Italie, elles braveront tous les dangers pour prendre leur destinée en main et tenter de réaliser leur rêve.
Avec humanité et un grand sens du romanesque, Christiana Moreau compose une histoire vibrante, véritable ode à l’amitié et au courage.
PRIX DES LECTEURS CLUB 2017.
PRIX DU PREMIER ROMAN
ROTARY CLUB COSNE-SANCERRE.
Une histoire magnifique racontée avec émotion. L’Avenir

L’auteure


Christiana Moreau est une artiste peintre, sculptrice et écrivain.
Après un recueil de poésie, "Poesimage" (2014), "La Sonate oubliée" (2017) est son premier roman.
Elle vit à Seraing, dans la province de Liège.

Notre chronique
Lorsque nous nous plongeons dans un texte, ce que nous aimons par-dessus tout, c’est l’impression de voyager, de nous cultiver, le tout avec plaisir dans roman au style irréprochable, si possible original, personnel.
Ce roman nous a comblés : très bien écrit, il nous fait voyager en Mongolie, en Chine et en Italie. Roman choral, il nous plonge dans des univers opposés, ceux d’Alessandra, charmante Italienne passionnée et de Bolormaa, adorable Mongole qui grâce à son amie chinoise, XiaoLi, pourra échapper à son destin et se transformer le temps d’un voyage en passagère clandestine.
Ce livre est aussi une chronique sociale, une réflexion sur le phénomène de l’immigration clandestine, gérée par des passeurs sans foi ni loi. Il nous a fait penser à Jack London qui, par son génie littéraire, avait réussi - exploit inédit à son époque - à échapper à la fatalité dégradante de l’exploitation de l’homme dans ces usines qui existent malheureusement encore très souvent de par le monde aujourd’hui, en Chine et ailleurs. La liberté et l’affranchissement d’un travail abêtissant sont des causes qui restent bien actuelles pour beaucoup d’entre nous, des causes pour lesquelles - n’en déplaise aux détracteurs de Marx - la lutte est loin d’être finale !
Les protagonistes, qui ont soif d’absolu et ne font rien sans passion, se rencontrent et infléchissent leurs destins propres, destins reliés en quelque sorte par un fil rouge, celui du superbe cachemire de Bolormaa.
Un roman magnifique qui nous plonge dans un univers dur, mais aussi parfois plein de fraîcheur et d’espoir dans lequel l’indocilité de nos deux amies leur permet de s’extraire de leur condition.
Ce récit, en fin de compte, retrace une épopée moderne, horriblement réelle.
Un livre à mettre entre toutes les mains !
#CachemireRouge #NetGalleyFrance

4 commentaires:

  1. Merci pour votre belle chronique. Un auteur est si seul durant des mois face à son roman qui se construit mot après mot, phrase après phrase. Que serait ce travail sans lecteurs qui l'apprécient, sans chroniqueurs qui en parlent ? Merci.

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  2. J'ai lu Cachemir Rouge et je le recommande, je vais en parler beaucoup autour de moi !

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