06 avril 2024

Dissonances -- retour de lectrice : une belle harmonie dans ces « Dissonances ».


Merci infiniment pour ce superbe retour Brigitte ! 

Une belle harmonie dans ces « Dissonances »

J’ai beaucoup aimé ce recueil de nouvelles qui m’a incité à ré-écouter plusieurs morceaux de musique. Les connaissances musicales des auteurs imprègnent ces nouvelles et on ressent très fort combien ce bel amour les porte tous les deux.

Le style est fluide, clair et sert le propos, ça sent le vécu, j’adore…

Chaque nouvelle nous informe de façon légère sur des sujets inconnus, riches en vocabulaire, que ce soit la pêche au filet carré en Vendée, la description de la drague, une plombée, un mur de tuffeau, les varennes de peupliers, les aspics zinnikeri pour ne prendre que CANADA, une de mes nouvelles préférées dont la chute m’a décontenancée.

NU-TÊTE m’a impressionnée.

« Depuis quelques heures, il était devenu l’Homme Fort et il suivait le Sujet. »

Le docteur Colet s’est incrusté dans mon esprit avec un frisson tenace. L’univers est bien planté au niveau médical, documenté, crédible.

Jérôme Colet excelle dans son métier et va aux champignons, j’adore...

Cette dépersonnalisation de l’Homme Fort envers « Les Sujets » m’a glacée tant elle m’a paru crédible et j’ai ressenti « la chute » comme une délivrance.

On aimerait prendre le temps de découvrir Rudolf Steiner, libre à nous puisqu’il est cité.

Ce très beau passage dans LES GRUES a tout de suite retenu mon attention :

« Simon ne la vit pas tout de suite à cause de la fontaine hérissée de robinets, mais, dès qu’elle se retourna, il comprit qu’il devrait surmonter son angoisse et lui parler. Il la suivit du regard. Attentivement. Mais il baissa les yeux quand elle remarqua son manège. Il n’avait pas compris que certaines femmes savent quand on les observe. »

Alors, lorsque ces lignes ressurgissent avec la pianiste, j’ai eu une sensation de plein. La boucle était bouclée comme souvent dans les textes de grande qualité.

LA PASSION SELON SAINT MATTHIEU, terrible retour de boomerang, froid dans le dos.

Toutes les nouvelles sont travaillées, bien construites, originales.

Je ne peux pas parler de toutes, mais chacune d’elles présente un intérêt pour le lecteur.

Une belle découverte pour un genre que j’affectionne particulièrement.

Non, la nouvelle n’est pas en voie de disparition, Marie-Hélène FASQUEL et Gabriel ERHART en sont de talentueux représentants/auteurs.

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