lundi 19 février 2018

dimanche 18 février 2018

Chronique : Bulles anglophiles pour passer le week-end – Editions Marie Gallicher


J’ai été ravie de recevoir cette anthologie qui, en tant qu’enseignante, passionnée de littérature et du monde anglophone, m’a énormément plu !

J’avais déjà chroniqué le 1er et le 3ème ouvrage de cette anthologie et ai découvert le 2nd avec le plus grand intérêt !

Le fil conducteur de ces trois histoires aux genres complètement différents (humour, science-fiction et thriller psychologique) est leur ancrage en Angleterre. Toutes trois nous dévoilent les Anglo-Saxons sous un autre jour pour notre plus grand plaisir !

Vous retrouverez la chronique du 1er ouvrage : Les Anglo-Saxons pour les nulles par l’exemple ici.

Celui du 3ème : Maison d’artiste, là.

Pediophobia

Descriptif de l'éditrice et auteure
UN UNIVERS SANS INTERNET NI PC NI MOBILES DANS LEQUEL LES RESEAUX SOCIAUX A L'ANCIENNE PEUVENT ETRE SAUVAGES.
Doris Warmson, 8 ans en cette année 1984, a subi un choc : non seulement ses parents ne se contentent plus de se disputer en la laissant se retrancher derrière la porte de sa chambre avec ses jouets, la télé et son chien Sam mais encore sa mère, June, lui annonce qu'elle a été adoptée. Le choc est rude : l'univers de Doris bascule. Elle n'est pas au bout du cauchemar lorsqu'elle découvre qu'une nouvelle venue et ses semblables vont, à leur tour, perturber sa vie.
Bienvenue au temps des années 80 dans un univers "vintage" dépourvu d'Internet, de portables et de réseaux sociaux où, cependant, la communication (ou son absence) reste toujours au cœur des relations.


Ma chronique
A priori, la thématique ne me tentait pas plus que ça, mais je connaissais l’auteure et la trouvait charmante, fascinante et surtout très douée ! Je me suis donc jetée sur cette anthologie !
Je ne l’ai pas regretté un seul instant et l’ai dévorée d’une traite. Cette novella de science-fiction a tout du thriller psychologique quant au suspense, mais en plus elle explore des sujets difficiles tels que l’abandon, le désamour, le divorce, la folie humaine et la folie collective, le danger des extrémismes… La nécessité de la communication et l’importance des relations humaines sont au cœur de cet ouvrage.

Ce livre est un vrai cadeau, un bijou que je recommande à tous !

Une lecture, comme les deux autres, qui nous bouscule mais qui nous fait réfléchir : cela me convient toujours autant !

Interview exclusive de l’auteure

Quel est votre livre de chevet ?
Mon livre de chevet : Lolita de Nabokov, que je lis et relis. Ma dernière trouvaille étant "Le Cercle de Dan Eggers", un roman de science-fiction sur une extrapolation d'une société de réseaux sociaux souhaitant rendre le monde meilleur par la transparence (et le contrôle) des données les plus personnelles (j'aurais, dans les deux cas, aimé avoir le génie de les avoir écrits.)

Quels auteurs vous ont le plus influencée ?
Mes plus grandes influences : Stephen King, Hitchcock, Bloch entre autres et je leur demande pardon de si mal m'en inspirer.

Pourquoi une anthologie ?
L'idée de l'anthologie m'est venue très récemment : j'avais achevé de publier "Maison d'artiste" et j'ai proposé mes services de presse sur la plateforme "Simplement pro". Il me semblait que plusieurs livres étaient d'inspiration anglophile et que je pouvais les réunir au mépris de leurs genres et de leurs formes, pourquoi pas ?
Pediophobia est mon livre le plus ancien, le plus fictif, cependant inspiré par un phénomène des années 80 issu des Etats-Unis : les Cabbage Patch Kids, ce qui veut dire "enfants de choux", d'où Kauliss qui est un mot imaginaire tiré de cauliflower (chou-fleur en anglais).

Quand avez-vous commencé à écrire ?
J'ai commencé à écrire à l'âge de dix-huit ans en ce qui concerne les romans et seize pour les nouvelles. J'ai toujours aimé écrire mais j'aime aussi traduire.

Un grand merci à Marie-Christine Gallicher pour ce SP fascinant et pour sa confiance toujours renouvelée!


samedi 17 février 2018

Chronique - Mon petit cœur en pierre de Lucile Caron-Boyer


J’ai découvert Lucile sur les réseaux sociaux et ai eu envie de lire son roman qui je l’espérais respirerait la bienveillance et l’amour de la vie, des autres, comme elle le faisait elle-même ! Eh bien, je n’ai pas été déçue un seul instant. Mon petit cœur de pierre est même un coup de cœur et m’a chamboulée au point de me demander comment j’allais commencer cette chronique !
Vous, lecteurs, avez-vous déjà ressenti ce moment où l’on referme un livre et où l’on se sent proche, très proche de l’auteur ? Ça m’est arrivé, parfois, mais cette fois-ci, ça s’est passé de façon fulgurante !
Lorsque j’ai écrit à Lucile (dans les minutes qui ont suivi ma lecture) j’ai commencé par lui proposer que l’on se tutoie parce que le vouvoiement ce n’était juste plus possible ! Elle avait en outre lu L’élève a cœur de sa réussite, l’avait apprécié, en avait parlé et nous avions échangé entre auteures. J’estimais que les barrières étaient tombées…
Mais voilà… ce qui vous intéresse c’est ma chronique, pas mes états d’âme !

Cet ouvrage est avant tout un roman pour adolescents mais je vous assure que les adultes y prendront grand plaisir aussi : la professeure que je suis a particulièrement apprécié la vision de l’école, des difficultés des adolescents, des relations intergénérationnelles, amoureuses, que l’on redécouvre dans cette merveilleuse histoire, celle d’une adolescente au caractère trempé et à l’intelligence émotionnelle exacerbée. Les sujets qui reviennent en filigrane dans Mon petit cœur de pierre nous touchent forcément : l’empathie, la cruauté des jeunes face à la différence, la difficulté de s’accepter, la recherche du père absent, de sa propre personnalité, l’Amour et l’Amitié. Tout dans cette histoire au suspense haletant nous touche car notre narratrice / personnage principale est directe, franche, positive et si réfléchie ! En outre, ce roman est très bien écrit et très juste.
En conclusion, je recommande chaleureusement cette ode à l’Amour et l’Amitié !


Interview exclusive de l’auteure


Photo prise lors de la signature du contrat avec Hachette pour la réédition prochaine de « Mon petit coeur de pierre ».

Pourrais-tu te décrire en quelques mots, s'il te plaît ?
C’est le côté le plus compliqué pour moi, j’ai toujours du mal à parler de ma petite personne ;)
Alors en quelques mots :
Lucile, la quarantaine, maman de trois enfants, nantaise depuis une quinzaine d’années.

Quand as-tu commencé à écrire ?
Dès que j’ai commencé à lire… L’un a entraîné l’autre.

As-tu eu un déclic ?
Pour l’écriture elle-même, je ne me souviens pas, j’ai la sensation que ça a toujours fait un peu partie de moi, raconter des histoires, élaborer des scénarii…
Par contre, pour la publication, la confrontation au lecteur, très clairement il y a eu un moment charnière, un moment où je me suis dit « Finalement, je n’ai rien à perdre, je vais au bout de mon rêve ». L’âge aidant sans doute ;)

Quels auteurs t'ont le plus influencée ?
Je crois que chaque auteur qui m’impressionne ou qui me touche laisse une petite trace en moi et que cela ressort à un moment ou à un autre, sous une forme ou une autre. Ça fait beaucoup de monde !

Quel sont tes auteurs préférés ?

Scott Fitzgerald que j’ai découvert adolescente et qui m’avait fascinée. Je collectionnais ses recueils de nouvelles.
John Irving, parce que c’est un conteur hors pair, qu’il a cette faculté à me faire rentrer dans son univers si particulier.
Stefan Zweig pour la justesse et la finesse psychologique de ses textes.
Et puis aussi Edmond Rostand parce qu’il a écrit « Cyrano ».
Ah, et Delphine de Vigan parce qu’elle me surprend à chaque fois.
Bon je crois que je vais m’arrêter là…

As-tu un livre de chevet ?
Celui que j’ai le plus relu, « Le petit prince » de Saint-Exupéry. J’y découvre quelque chose de nouveau à chaque fois…

Quelle place la lecture tient-elle dans ta vie ?

Essentielle. Comme un besoin vital, un facteur d’équilibre.
La lecture me permet de m’ouvrir sur le monde, d’apprendre des choses, de saisir les nuances et de m’évader quand le besoin s’en fait sentir !

Quel a été ton premier coup de cœur littéraire ?
« Le petit prince », enfant et « Cyrano de Bergerac » à l’adolescence.

Un petit mot pour la fin ?
J’ai envie de dire merci tout simplement…

Un grand merci à toi !


Pour aller plus loin : la page Facebook de Lucile.

mercredi 14 février 2018

Amour : les 10 commandements ! de Suzanne Marty -- Chronique, interview exclusive et concours !

Je vous souhaite à tous une très joyeuse Saint valentin ou la joie de rencontrer votre moitié à l'avenir !

Mais pour la Saint Valentin, parlons d'amour avec Suzanne Marty !


Lien Amazon.

Présentation par l'auteure
« Le domaine de notre vie qui génère le plus de frustrations et de déceptions est sans aucun doute le domaine amoureux. Que de temps perdu à soupirer après de beaux indifférents, à attendre l’improbable coup de fil d’un troll sexy ; que d’énergie gaspillée dans des histoires foireuses, que de larmes versées à cause d’illusions perdues…
Pour que cette malédiction cesse, j’ai tenté d’établir la liste des grands principes qu’il me paraît judicieux de respecter dans le domaine amoureux. »
Un livre entre humour et sérieux pour tous ceux, hommes ou femmes, qui veulent arrêter de se pourrir la vie avec des histoires de couple sans avenir !

Ma chronique

Moi qui suis tout sauf dogmatique dans ma vie personnelle, amoureuse comme dans ma vie professionnelle d’enseignante et d’auteure, j’ai été attirée par la couverture de « Amour : les commandements ! ». Curieuse de nature, intéressée comme nous tous par la question de l’amour, je me demandais ce que Suzanne Marty avait concocté !
En fin de compte, ce texte n’est en aucun cas dogmatique (et c’est encore plus clair dans la partie intitulée « Des exceptions tu te méfieras »).
Le parti pris des 10 commandements consiste en un intéressant détournement : la symbolique chrétienne s’arrête à cet unique parallèle puisque les commandements de Suzanne ont pour but principal l’épanouissement de la personne, et non une morale judéo-chrétienne de quelque genre que ce soit.
Les conseils que Suzanne partage et qu’elle complète d’anecdotes toutes plus intéressantes les unes que les autres sont un véritable ancrage pour des jeunes qui pourraient tomber dans les pièges de l’amour. Les moins jeunes les connaîtront, même si comme Suzanne le souligne, ils ont parfois tendance à les oublier !
Mais ce que je retiendrai de cet ouvrage c’est avant tout le plaisir que j’ai pris à le lire : tout est raconté sur le mode de l’humour et nous permet d’aborder des points parfois difficiles comme les relations toxiques, la violence conjugale, sans à priori, sans dramatisation mais avec une très grande clairvoyance et des conseils toujours avisés.

L'auteure


Un article de Suzanne sur les SP :)
Son blog.

Interview exclusive !

Bonjour Suzanne, pourriez-vous vous présenter en quelques mots, svp ?
Bonjour ! Je suis comédienne, auteure indépendante et parisienne. Je ne compte plus les années depuis
que le premier chiffre a cessé de faire joli, ce qui fait déjà quelque temps. Et je ne parle pas de
ma situation de famille car la plupart des gens la trouvent déprimante… J
J’ai écrit un roman intitulé « La rousse qui croyait au père Noël » qui ne se passe pas du tout à
Noël et un livre humoristique « Amour : les 10 commandements ! » qui, lui, ne parle pas
d’amour mais des histoires de couple foireuses.
En 2018, si tout va bien (ce qui arrive rarement), je publierai le deuxième tome de « La
rousse » !

Quel est votre souvenir littéraire le plus marquant ?
C’est peut-être « L’égoïste romantique » de Frédéric Beigbeder. C’est en lisant ses livres, qui
me font beaucoup rire, et les pièces d’Oscar Wilde que j’ai trouvé mon style pour « La
rousse » : une écriture à la première personne, au présent, de l’humour, de l’autodérision
(même si je suis loin d’avoir le talent de ces auteurs pour les jeux de mots et les paradoxes).

Votre livre de chevet ?
Les lettrés auront peut-être du mal à le comprendre, mais c’est « L’alchimiste » de Paulo
Coelho. Pas pour ses qualités littéraires, mais pour le message qu’il contient. Cette histoire
m’a encouragée à changer de vie - j’étais cadre commerciale - et à oser réaliser mes rêves :
travailler dans le cinéma, écrire des livres et des scénarios. Ce fut très dur, mais je ne l’ai
jamais regretté. « La rousse qui croyait au père Noël » s’inspire d’ailleurs de mon parcours.

Quel a été votre déclic d'écrivain ?
J’ai essayé pendant des années d’écrire un roman sans y parvenir car je n’arrivais pas à
m’éloigner de la réalité. Mon imagination s’est débloquée début 2008, après ma première
formation en écriture de scénario. Montrer mon projet d’histoire à un professionnel de
l’écriture et aux autres élèves, puis confronter nos points de vue a été extrêmement stimulant.

Et vous.... êtes-vous un coeur d'artichaut ?
J’avoue que je l’ai été pendant longtemps. Et puis, à force de se tromper, mon coeur s’est lassé
de faire l’artichaut. C’est tant mieux car, au lieu de dépenser mon énergie dans des histoires
sans avenir, j’ai pu la consacrer à mes projets personnels. C’est pour cette raison qu’ils ont pu
enfin avancer !

Quelles sont vos habitudes ou manies d'auteure ?
Des carnets au pied de mon lit pour consigner les visites nocturnes de ma muse – qui ne veut
pas entendre parler du concept d’heures ouvrables - et un verre d’eau quand je suis devant
mon clavier. J’aimerais pouvoir travailler sur une terrasse de café, comme les auteurs chics,
mais je trouve les écrans de portables trop petits et les terrasses de cafés trop bruyantes. Du
coup, je reste claquemurée chez moi. Rien de très glamour en somme : le métier d’auteur est
très ingrat…

Quel type de lectrice êtes-vous ?
Je suis assez curieuse, mais je n’aime pas la violence ni les histoires basées sur la peur. Ce
que j’aime le plus dans un livre, c’est apprendre quelque chose et – surtout – découvrir le
point de vue de l’auteur sur le sujet qu’il aborde. Par exemple, si c’est une histoire d’amour,
que pense au fond l’auteur de l’amour ? Existe, n’existe pas ? Un seul amour par vie,
plusieurs ? J’ai lu dernièrement « Miss Cyclone » de Laurence Peyrin et j’ai trouvé ses points
de vue sur l’amour et l’amitié passionnants.

Un petit mot de la fin ?
Puisque cette interview sera publiée un 14 février, je souhaite une belle Saint-Valentin à
toutes celles et ceux qui ont trouvé l’amour ! Quant aux autres, je les encourage à profiter de
leur liberté pour se lancer dans un projet qui leur tient à coeur. Ça ne remplacera pas
Valentin(e), mais… pas loin. ;-)


Suzanne et moi vous proposons de tenter de gagner pour la Saint Valentin un exemplaire broché dédicacé de "Amour : les 10 commandements"


Pour participer il vous faut :
- suivre la page Facebook de Suzanne,
- suivre ce blog,
- et laisser un petit commentaire ci-dessous avec une petite anecdote amoureuse (qui peut être issue de vos lectures ! :)


Un grand merci à Suzanne pour ce partenariat, l'interview, la très sympathique dédicace et le concours !