Un journal de bord qui cultive l’espoir, la liberté et la beauté du quotidien !
En 2016, face à un monde de plus en plus anxiogène et divisé, Amy Tan cherche refuge dans la nature qui l’entoure. Ce qui commence comme une simple recherche de réconfort devient une aventure intérieure, faite de petits bonheurs et de grandes découvertes, où chaque oiseau croisé devient le héros d’une histoire à part entière.
Avec la finesse d’observation et la sensibilité qui ont fait le succès de ses romans, l’autrice partage ses émerveillements et ses réflexions nées de la contemplation de son jardin. Chaque page est une exploration lumineuse qui nous invite à ralentir, à observer et à nous laisser toucher par la magie du vivant.
Magnifiquement illustré par 132 illustrations d’Amy Tan.
Traduit par Delphine Hurier-Michaud
Amy Tan est une autrice publiée dans plus de trente-cinq langues. Elle a écrit plusieurs romans dont The Joy Luck Club, également adapté au cinéma, et dont elle est coproductrice et coscénariste. Ses essais et nouvelles ont été publiés dans de nombreux magazines et anthologies. Passionnée des oiseaux, elle siège au conseil d'administration de l'American Bird Conservancy.
Notre chronique
Quel livre magnifique ! Et sur tous les plans !
Il faut dire qu’Amy Tan n’est pas n’importe qui. Excellente aquarelliste, romancière de premier ordre, elle est membre de l’Académie des Arts et des Lettres et a reçu la National Humanities Medal.
Autant dire que ses chroniques sont écrites avec style et rigueur (même si elle prétend les avoir rédigées spontanément) et qu’on les lit comme un roman, un roman un peu particulier, évidemment, puisque tous les personnages sont… des oiseaux !
Mais on ne s’ennuie pas une seconde.
D’emblée, ce livre m’a fait penser aux souvenirs entomologiques de Jean Henri Fabre, le grand scientifique ayant lui aussi réalisé toutes ses observations dans sa propriété du Vaucluse.
J’imagine que le jardin d’Amy Tan doit être assez vaste pour abriter tant d’espèces différentes : corneilles, tourterelles, chardonnerets, éperviers, bruants, grives, pics, colibris… Tiens, je ne savais pas qu’il y avait des colibris en Californie… Des colibris et bien d’autres espèces.
Amy Tan aime les oiseaux avec passion, et cette passion elle nous la fait merveilleusement partager. Pourtant la vie de toutes ces créatures ailées n’est pas aussi simple qu’on l’imagine. À l’instar de la Société humaine, on y retrouve (comme disent les Anglo-saxons) le struggle for life, autrement dit : la lutte pour la vie.
Dans ce scénario implacable, les plus gros l’emportent, comme toujours. Ils se gavent de vers de farine et les dissimulent à tour de bras (si j’ose dire !) alors que les plus petits n’ont rien. Chez les volatiles, on n’est décidément pas dans une société égalitaire. Mais, comme l’auteure le rappelle : il ne faut pas tomber dans l’anthropomorphisme.
Enfin, le jardin de notre romancière n’est pas fréquenté que par des oiseaux, même si Amy fait tout ce qu’elle peut pour les attirer (les vers et les boules de suif représentent d’ailleurs un budget considérable).
On y trouve aussi des hôtes indésirables… les écureuils.
Cela peut surprendre. Mais, en vérité, on comprendra mieux quand on saura que ces ravissants animaux sont les rois des chapardeurs. À les laisser faire, les oiseaux n’auraient plus une seule graine à se mettre sous… le bec. Et puis, il y a les rats, les chats aussi (ceux-là, Amy ne les aime pas du tout).
Ce jardin de Californie, chroniqué avec un immense talent durant quatre années, est un véritable terrain d’aventures. Je vous invite chaleureusement à les découvrir en vous plongeant dans ce livre touchant, souvent amusant, très bien édité et superbement écrit (les illustrations d’Amy sont dignes d’Audubon !).


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Gabriel et Marie-Hélène.