03 juin 2026

Chronique littéraire : Sous les flocons d'écume de Pierre Cousin (Éditions Ex Æquo). Collection Aventures.


Présentation de l'éditeur
Fañch a 13 ans. Il habite avec son grand-père dans la dernière maison des quais d’Audierne, tout près du pont traversant le Goyen. Une nuit de pleine lune, sa vie va une nouvelle fois basculer.

Au fil de ses rencontres, de ses déceptions, de ses espoirs, on va suivre son incroyable destin jusqu'à ses premières années de jeune adulte. 
Guidé par ses aînés, jeune apprenti ligneur pêchant au cœur du tumulte de la Pointe du Raz, il tentera de poursuivre ses quêtes, dans le cadre magique du Cap-Sizun et de sa très chère ville d'Audierne.
Ce roman est aussi le récit de son attachement à sa terre, quand d’autres rêvent d’un ailleurs, loin de ce petit bout du monde. 

Un roman fort en émotions.

Notre chronique
Sous les flocons d’écume de Pierre Cousin m’a profondément touchée. J’ai aimé d’emblée son ancrage à Audierne, au Cap-Sizun, à la Pointe du Raz : un territoire sublime, où la mer impose sa loi.
Je me suis immédiatement attachée à Fañch, treize ans, « miraculé » qui est marqué par le deuil et souffre d’une rumeur. De nombreuses scènes du roman m’ont émerveillée, certaines m’ont touchée au cœur. En outre, l’un des fils rouges du roman est la solitude, tenace, une forme de mise au ban, nourrie de superstitions et de peurs collectives.
J’ai été sensible à la manière dont le récit mêle réalisme et fantastique. Le spectre, la malédiction, le monstre marin prolongent le deuil, donnent corps à l’indicible. 
Le parcours de Fañch s’inscrit dans un apprentissage patient. Gwenn et Kénan sont pour cet orphelin des figures paternelles bienveillantes et aimantes qui incarnent l’entraide, la transmission, une fidélité à un monde de la pêche que le texte restitue avec précision. J’ai aimé les passages où le geste, le métier, la mer occupent toute la place.
Les amours contrariées, elles aussi, m’ont touchée. Elles participent d’une éducation sentimentale sans illusions, où la déception revient, sans briser complètement l’élan. Fañch avance, malgré tout.
L’écriture de la nature est sobre et habitée : la mer, les côtes, le vent, tout concourt à faire sentir une présence qui dépasse les personnages.
La dernière scène laisse entrevoir l’espoir. Tout n’est pas résolu, mais quelque chose s’ouvre, et cela m’a accompagnée bien après la lecture.

Pour aller plus loin
Le secret de Thangka de Nicolas Gaube

4 commentaires:

  1. Très belle chronique de ce roman émouvant et tellement prenant !

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  2. MERCI BEAUCOUP MARIE-HELENE POUR CETTE CHRONIQUE QUI ME VA DROIT AU COEUR. APRES DEUX ANNEES ET DEMI D'ECRITURE, ET BEAUCOUP DE DOUTES, VOTRE RESSENTI ME TOUCHE BEAUCOUP. JE SUIS TOMBE AMOUREUX D'AUDIERNE ET DU CAP-SIZUN IL Y A MAINTENANT DE TRES NOMBREUSES ANNEES. IL ME TENAIT A COEUR DE REUSSIR A ECRIRE UNE HISTOIRE S'Y DEROULANT.
    UN GRAND MERCI POUR CE RETOUR.
    PIERRE COUSIN

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