Votre roman
oscille entre fantastique et enquête. Qu’est-ce qui vous a donné envie de mêler
ces deux genres ?
Je voulais parler des loups, un animal que je connais bien, et que je défends par le biais de l’association FERUS (loup, ours et lynx). J’ai donc mélangé la vie d’une espèce animale, en intégrant aussi une enquête policière et un conflit de village, et le fantastique pour le côté loup-garou. Le fantastique permet de créer un personnage hors du commun. Dans ce roman, tous les thèmes qui me sont chers sont abordés.
La question du vivant et de la hiérarchie
entre les espèces traverse le récit, comment l’avez-vous intégrée à
l’intrigue ?
Difficile de répondre ! Quand je commence un roman, j’ai dans la tête un début, les grandes lignes de l’histoire et une conclusion. Ensuite, au fur et à mesure que j’écris, d’autres idées me viennent, telle une vision, et je les intègre au récit.
Julia Orsini incarne un conflit constant
entre humanité et instinct. Comment avez-vous construit ce personnage et ses
transformations ?
Quand j’écris un roman, je suis dans la peau de mon héroïne, je me mets à sa place.
Nous avons apprécié de magnifiques passages
contemplatifs. Quelle place accordez-vous à la temporalité et à la réflexion
dans votre écriture ?
Une grande place.
Quel aspect du récit ou quelle réflexion
aimeriez-vous particulièrement mettre en avant pour vos lecteurs ?
Ce que les lecteurs
pourraient retenir de cette histoire, c’est peut-être avant tout une leçon de
Nature. Je suis très sensible à la cause animale comme environnementale. Tous
mes écrits, documents comme romans, sont un tremplin pour défendre le vivant,
humains comme animaux ou végétaux : pour La marque des loups, c’est
l’espèce canis lupus et le terroir à sauvegarder ; pour D’Lina ou la
vie d’une chienne, ce sont les chiens et les animaux ; pour Elisa
Bison Blanc, ce sont les peuples amérindiens ; quant aux divers
documents que j’ai écrits depuis 2008 (date de ma première publication), tous
sont consacrés à la préservation de nos écosystèmes, à l’écologie, à la défense
des espèces animales, ou contre la destruction et la pollution de la Nature,
sans oublier l’inégalité sociale.
Je sensibilise le lecteur. C’est un combat quotidien, une tâche difficile, et par moments je serais tentée d’écrire plutôt des romances, ce qui plaît davantage aux lecteurs, ou des biographies d’illustres personnages, des récits à l’eau de rose qui font grimper les ventes… Mais, non ! J’aurais l’impression de me trahir ! J’aime bien suivre des chemins difficiles, des chemins de traverse.
Quels sont les auteur(e)s, arts qui vous
ont influencée ?
Le premier auteur
qui m’a surement influencée est Yves Berger ! C’était un farouche
défenseur des peuples amérindiens. Ecrivain, éditeur chez Grasset, il a écrit
surtout sur l’Amérique. J’ai eu la chance d’avoir un contact avec lui en 2003,
un an avant son décès, et il m‘a donné des conseils en écriture qui m’ont
beaucoup aidée.
Il y a aussi René
Dumont, agronome, écologiste et essayiste, qui était un farouche défenseur de
la Nature, un visionnaire, ainsi que Pierre Rabhi, romancier, agriculteur,
écologiste… sans oublier Bernard Charbonneau.
Dans un autre domaine, je peux aussi ajouter Boris Vian, Jack London et Jim Harrisson, et Régine Deforges (car engagée dans la cause féminine).
Quels sont vos trois romans préférés,
pourquoi ?
Mes trois romans
préférés ? Question dure à répondre… J’en ai aimé tant ! Mais comme
il faut en mentionner, je dirai que c’est Croc blanc de Jack London, Dalva
de Jim Harrison et Collines noires de Dan Simmons.
Depuis mon adolescence, j’ai surtout lu des tas de documents et de romans sur les peuples premiers en Amérique du Nord, ou des romans d’aventures, mêlant parfois le fantastique.
Le mot de la fin ?
Si vous aimez les belles histoires de loup, de lycanthropes, mêlant le terroir
au fantastique, lisez La marque des loups : métamorphose !
Et comme mentionné sur la première page de
l’ouvrage :
« Il
manquera toujours quelque chose, à celui qui, étant enfant,
n’a pas vécu avec les animaux »

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Gabriel et Marie-Hélène.